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Daniel
Brochard qui a
remporté notre concours de poésie
2004 lance sa revue. "Mot à Maux".
Quarante-huit pages de proses et de poèmes
tout frais (et parfois acides) qui viennent
rejoindre le grand fleuve des mots à
l'assaut des maux. Le sommaire fait la part belle
à des poètes que notre concours nous
a permis de découvrir : Jean
François Roger, Daniel
Brochard lui-même et Sandrine
Bettinelli. Nous nous en réjouissons
car le but de nos concours n'est pas de
décerner des médailles en chocolat
mais d'aider des textes à trouver leur
chemin dans l'édition. Mot à
Maux n°1 publie aussi deux nouvelles de
Jean-Jacques
Nuel extraites de son recueil
Portraits d'écrivains, éditions
Editinter, "L'épitaphe" et
"Tom", et l'on y retrouve aussi la plume de
l'infatigable inventeur de revues Jean-Pierre
Lesieur qui nous concocte dans les
Landes "Comme en poésie". Les accompagnent
Cathy
Garcia, Alain
Crozier, Anne
Poiré, Jean
Dif, Daniel
Leduc, David
Tysman, Paul
Kodama, Gilles
Bizien. Nathalie
Cousin présente quant
à elle le poète Emeric
de Monteynard et Patrick
Guallino illustre cette première
livraison qui comporte aussi une partie chronique
"Ma petite bibliothèque", (celle de Daniel
Brochard) où Anouk Malhouitre Simon,
14 ans, a laissé en un poème sa
définition de l'Homme : "un être sans
l'être." Mot à Maux, 3 allée
Cuvier, 79200 Châtillon / Thouet. 4 euros le
numéro. Contact : BROCHARDDA@cc-parthenay.fr |
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Jean-Louis
Jacquier-Roux,
dans le mensuel Aujourd'hui POÈME
n°60 (avril 2005), en kiosques, regarde
"sur les murs du Trastevere" avec ce texte
extrait de "En
Italie" paru à nos
éditions. Sous l'ampoule nue l'affiche dit qu'un récital de
poésie aura lieu dans une librairie du quartier et que chacun peut venir avec ses poèmes Via della scala Peter Brook expose ses dessins Sur les rideaux de fer le drapeau rouge exalte les onze étoiles de la Roma. Aujourd'hui Poème, 105 bd Hausmann
75008 Paris, mensuel, 3,50 euros |
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Roland
Fuentès, lauréat du
Prix Prométhée de la Nouvelle pour
son recueil "Douze mètres cubes de
littérature", éditions du Rocher,
qui nous avait donné les trois nouvelles du
recueil "Où elles vivent à
présent", va bientôt publier un court
roman "La Bresse dans les pédales"
dans la collection Petites Nuits aux
éditions
Nykta. Cet éditeur est l'inventeur
du polar local et l'auteur de "La double
mémoire de David Hoog", éditions
A Contrario, situe son intrigue en Bresse où
il vit désormais. Éditions Nykta, Le Prainet 71240
JUGY Contact : courrier@editions-nykta.com |
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Les deux tendances du roman français de
ce début de siècle (le minimalisme de
l'écriture intime et de l'autofiction
opposé au regain de la fiction narrative
parfois nommée nouvelle fiction notamment
défendue avec panache par la valeureuse
maison A contrario) viennent de se
télescoper dans le dernier livre de
Jean-Jacques Nuel paru chez l'éditeur
clunisien. Sur une trame réduite à sa plus
simple expression, les quatre lettres d'un nom,
l'écriture de Jean-Jacques Nuel,
tendue comme la corde indispensable à la
note juste, parvient à tisser (avec quel
métier !) tous les fils romanesques
(identité, racines, quête des
origines) noués aux grands thèmes
nueliens (solitude de l'écrivain,
inquiétude de la création). À
l'instar de ses précédents ouvrages,
le premier roman de Jean-Jacques Nuel fait penser
à ces tableaux dits
stéréoscopiques où l'on voit
le peintre se représentant dans un miroir en
train de brosser son autoportrait. D'ailleurs,
Jean-Jacques Nuel avait intitulé
Portraits d'écrivains son recueil
de nouvelles publié chez Editinter. Dans
Le nom, l'auteur se recentre sur le
singulier - sans toutefois employer la
première personne - pour mieux incarner son
personnage d'écrivain improbable, si peu
sûr de sa propre existence et de la
réalité fugace et mouvante que son
écriture tente de fixer qu'il en vient
à se raccrocher à son seul nom, trace
tactile plus que palpable sur une vitre
embuée qui vaut bien une page blanche.
Lorsque, de la pointe de l'index, l'auteur reclus
dans son petit appartement inscrit son nom dans la
buée avec, dans le fond, les contours flous
de la grande ville, il réalise assez vite
qu'il vient de mettre au jour la principale
matière de son oeuvre en devenir.
Dépouillée de ses scories narratives,
de la redondance de l'autobiographie et des
artificielles péripéties de la
fiction, l'opus du personnage-auteur de
Jean-Jacques Nuel se résumera donc à
cet unique nom, d'abord calligraphié au
stylo avec l'application mâtinée
d'étonnement à laquelle
s'exerçait le geste de l'écolier,
puis dupliqué à l'infini par la magie
informatique et numérique. J'emploie
à dessein le terme de magie même s'il
s'avère impropre car cette vertigineuse
démultiplication du nom dans des volumes
entiers adoptant la présentation formelle de
tous les genres littéraires évoque
évidemment l'activité d'un certain
apprenti sorcier qui, par l'utilisation de la
magie, commande aux objets d'effectuer à sa
place une corvée ménagère avec
le résultat que l'on sait. Dans le roman de
Jean-Jacques Nuel, la magie est une formule, ce
fameux nom dont l'inscription sur tous les supports
disponibles (feuilles de papier, toiles vierges,
vitres, murs) caracole avec frénésie
jusqu'à ce que cette accumulation
délirante, cette véritable
prolifération, finisse par se cogner
à un premier obstacle du réel, la
boîte aux lettres qui ne peut plus avaler
d'un seul coup les paquets de tapuscrits
envoyés aux éditeurs. À ce
stade du récit, la déferlante du nom
ralentit enfin quand l'auteur se retrouve à
l'air libre où l'attend, lors d'une visite
rituelle au cimetière, une autre folie du
nom, celle que nous connaissons tous, gravée
celle-là, non plus dans la vitesse
éphémère de l'écran et
du papier mais dans l'énigme
éternelle de la pierre où persiste et
signe ce qui, contre toute logique, veut absolument
vivre. Jean-Jacques Nuel, Le nom, roman,
éditions A
contrario (13 rue
Lamartine 71250 Cluny), 2005, 140
pages, 16 euros |
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L'association ORAGE-LAGUNE-EXPRESS
était présente pour la
première fois avec ses nouveautés
2004 "Trois figures du Malin" et "Le monde
lisible"de Christian COTTET-EMARD
au 6ème Salon du Livre des Pays de l'Ain
et
Alentours
à Attignat
(01). Robert Ferraris, auteur avant tout, a
organisé ce salon avec rigueur et a su
créer une ambiance conviviale entre les
écrivains et le public venus nombreux ce
dimanche 17 octobre 2004. Les
éditions
Nykta
(collection Petite Nuit dans l'Ain) ont
exposé sur leur stand tous les titres parus
sur le département de l'Ain.Marie-Ella
Stellfeld et Bernard Chatelet nous ont
présenté "leur petit dernier" avec
"Les filles ça pleure !", polar à
Nantua (chercher sur la couverture Marie-Bena
Chattfeld !) sorti en octobre 2004. Roland Fuentès présentait
également , son recueil de nouvelles
Douze mètres cubes de
littérature, récompensé
par le Prix Prométhée et La Double
Mémoire de David Hoog.(Roman,
Éditions À contrario 2004). Dominique MARTIN, auteur et editeur des
éditions Ancre
et Encre à Villeurbanne,
créées en juillet 2002, a
proposé les titres de ses collections "
maux d'auteurs" et " mots
d'ailleurs"(à découvrir entre
autres "«L'invité en robe rouge»de
D.M et "La cabane de dix pieds carrés" de
Kamono Chomeï avec une traduction de Christian
SOLEIL ). Citons pour finir, parmi les ouvrages de
poésie disponibles au salon, un recueil,
"La couleur du bleu" de Serge BAL
(professeur des écoles et
autoéditeur à Flaxieu dans
l'Ain). |
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Les 25 et 26 septembre, sous l'égide de
l'association "Générations
Bédés" et de Roland
Fuentès (responsable de la revue
Salmigondis),
des écrivains ont rencontré un public
restreint cette année et plus amateur
semble-t-il de BD. Abdelkader Djemaï, qui vient de
publier "Le nez sur la vitre",roman
sélectionné pour le prochain
Renaudot, a "parrainé" Roland
Fuentès dont il a préfacé
le recueil "Douze mètres cubes de
littérature", récompensé par
le Prix Prométhée . Poètes,nouvellistes, romanciers ont
présenté et lu successivement des
extraits de leurs livres à la
Bibliothèque municipale et à la salle
de l'Ecureuil. Notons la présence de
Christian COTTET-EMARD, Marc
Forestier, Jean-Jacques NUEL, Pascal
LEBOUGAULT, Jean MARIGNY (qui a
donné une conférence "l'image du
vampire dans la littérature") ,
Jérôme SORRE et
Stéphane MOURET. |
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SALMIGONDIS,
la revue d'Emmanuelle et Roland
Fuentès et de Gilles Bailly, a
livré son vingtième
numéro. Un véritable magazine
gorgé de création et d'information
qui revendique un éclectisme de très
bon aloi. Certes, Salmigondis a-t-elle du faire le
choix d'une parution semestrielle pour pouvoir
continuer à mener son entreprise sans
équivalent, mais les lecteurs ne perdent pas
au change avec cent vingt pages de dessins, de
nouvelles, de bande dessinée et de
poésie. Parmi les spécialités
de la revue, les histoires bonsaï (Michel
Host, prix Gongourt pour son roman Valet de
nuit chez Grasset, et Pierre Pauchelon), les
rubriques Lu et approuvé (consacrée
aux parutions de livres) et Y'a pas que nous
(consacrée aux revues) ainsi que, dans ces
mêmes pages magazine, la nouvelle rubrique
"Passeurs"qui veut présenter et
saluer celles et ceux qui s'investissent
au-delà du raisonnable pour la diffusion de
la littérature." Jean-Jacques Nuel
essuie les plâtres avec trois pages
consacrées à Christian Congiu et
à sa revue Nouvelle Donne. À noter
aussi un dossier sur Gil Jouanard
établi par Raymond
Alcovère. Salmigondis : 452 route d'Attignat, 01310
Polliat Prix au numéro : 10 euros |
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© Photo M.C
Caredda PIERRE
AUTIN-GRENIER qui
a reçu le prix Grand Chosier (ex prix
Vialatte), pour son livre L'éternité
est inutile paru aux éditions Gallimard,
publie des aphorismes aux éditions Les
Carnets du Dessert de Lune. L'ouvrage de format
8 x 12 cm se présente sous la forme d'une
feuille pliée en accordéon sur des
chutes de papier divers. Collection Dessert (1,25
euros) Adresse : 30 rue Longue-Vie, 1050 Bruxelles,
Belgique |
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LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE, éditeur basé à Bruxelles, qui a publié Missiano de Jean-Louis Jacquier-Roux, annonce la création d'une nouvelle collection "Sur la lune" qui sera consacrée à des récits de voyages réels ou imaginaires. Adresse : 30 rue Longue-Vie, 1050 Bruxelles, Belgique |
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JEAN VIGNA,
poète qui a publié entre autres chez
Chambelland, Froissard et Editinter sort un nouveau
recueil. Ainsi, après Transhumances qui
avait reçu le prix Entrée des
artistes, Jean Vigna nous livre-t-il Comme une
petite pluie d'automne aux éditions
Orage-Lagune-Express Aquitaine (Le Bourg, 24500
Serres-et-Montguyard). 50 pages, grand format,
11 euros |
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TOPO, le
journal des bibliothèques
médiathèques de Lyon, annonce un
nouveau site web. Fin mars, la bibliothèque
de Lyon met en effet en ligne une nouvelle version
de son site : www.bm-lyon.fr |
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L'AMATEUR DE CIGARE,
la meilleure revue consacrée au
Puro (en kiosque), publie dans son numéro
de printemps, sous la plume de Philippe
Lançon, un très bon papier sur
l'écrivain cubain José Lezama
Lima. Il faut dire que l'auteur de Paradiso,
son livre le plus connu, était un grand
amateur de volutes. Il n'y a pas de hasard... |
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SEZIM,
étonnante revue éditée par
l'association La Fraternelle à Saint-Claude
dans le Jura, annonce un n°5
(été 2004) sur le thème du
Territoire. Textes, images, documents
écrits, sonores, dessinés ou
détournés de toute nature peuvent
être envoyés avant le 31 mai
2004. Joindre une courte présentation de
l'auteur. Sezim, La Fraternelle, Maison du Peuple, 12
rue de la Poyat, 39200 Saint-Claude e-mail : lafraternelle3@wanadoo.fr |
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LE CROQUANT,
revue de sciences humaines, d'art et de
littérature, vient de sortir son
quarantième numéro. Au
sommaire, Sociologie et poésie, Philosopher
aujourd'hui et un ensemble intitulé Les
Tueurs où l'on peut lire des textes de
Jean-Pierre Gérard (Profession
tueur), Damien Perrault (L'usine),
Christian Cottet-Emard (Passage d'un
vivant), Dominique Hugon (Culture pub ou pop
culture), Philippe Blanca (Petit
traité sur l'inemploi) et Michel Cornaton
(La guerre en Irak. Ses conséquences).
Le Croquant revient aussi sur Jean Tardieu
avec des photos faites par Christian Cottet-Emard
lors de ses rencontres avec le poète ainsi
qu'un petit essai de Christian Cottet-Emard
intitulé Jean Tardieu dans sa maison de
mots. Le Croquant, 38 cours de Verdun, 69002 Lyon
e-mail : lecroquant@wanadoo.fr Site internet : www.le-croquant.com |
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Ménaché publiera à
la même date et chez le même
éditeur Rue
Désirée, une saison en
enfance, trente-deux récits (11 euros).
Comme pour les nouvelles de Jacquier-Roux, on peut
souscrire à la même adresse. Les deux
livres peuvent être commandés ensemble
pour 20 euros franco de port. Ménaché sort aussi un audio-livre
chez Autrement dit, Excès de naissance, des
poèmes dits par le comédien Alain
Carré. (19,99 euros le CD). www.autrementdit.net Adresse postale : Autrement dit, 2 / 3 Place
des Archers, 7000 Mons, Belgique. Envoi franco
de port. |
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Encre de Christian
Jacquier-Roux Jean-Louis Jacquier-Roux s'apprête
à publier un recueil de nouvelles,
Peau de banane,
aux éditions La Passe du vent. La parution est annoncée pour mai 2004
mais on peut déjà réserver le
livre (10 euros) auprès de l'éditeur
à cette adresse : Espace Pandora, 7 place
de la Paix, 69200 Vénissieux |
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Roland
Fuentès a dédicacé son
livre "Douze mètres cubes de
littérature", publié aux
Editions du Rocher
à la librairie BUFFET à
Oyonnax (01) mercredi 12 novembre. Ce prix,
organisé par l'Atelier imaginaire,
également organisateur du Prix Max-Pol
Fouchet, nous permet de découvrir un recueil
de 26 nouvelles, préfacé par
Abdelkader Djemaï. Roland Fuentès
sillonne actuellement la région,
dédicace dans les librairies et sites
culturels (St-Claude, Bourg-en-Bresse,
Lyon...). |
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Roland
Fuentès et Jean-Jacques
Nuel ont animé une soirée
lecture à St-Claude dans le cadre convivial
et typique du café de la Fraternelle
(12, rue de la Poyat 39200 St-Claude) le 25 juin
2003 à 20 h 30. Jean-Jacques Nuel, dont les textes sont
régulièrement publiés en
revues ou magazines (L'Infini, Fuide
Glacial,Salmigondis, Harfang...) nous a fait
redécouvrir des nouvelles de son dernier
recueil, Portraits d'écrivains, paru en juin
2002 chez Editinter. Roland Fuentès , écrivain avant
tout et rédacteur en chef de la revue
littéraire et artistique Salmigondis nous a
également par sa lecture transporté
dans l'univers fantastique de son oeuvre. Scoop de
dernière minute, il vient d'avoir Le prix
Prométhée de la nouvelle . Le recueil
paraîtra aux Editions du Rocher en automne
2003. |
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"Un oeil sur le monde, le monde dans un regard",
avec un tel slogan, Le Croquant peut se jouer des
frontières. C'est ce qu'il fait avec un
ensemble littéraire consacré à
la Pologne présenté par Philippe
Blanca. Retour au pays avec
Frédérique Lignon qui nous
éclaire en une vingtaine de pages incluant
un entretien très fouillé sur la
personnalité complexe du comédien
Robert Hossein. Avant quelques notes de lectures
qui concluent cette livraison (moins que
d'habitude, ce qu'on peut regretter), on lira pour
rire jaune le petit lexique de la pensée
unique de Jean-William Lapierre. Un mot au hasard,
par exemple, "Gouvernement" : "organe
exécutif du pouvoir politique dont la seule
raison d'être est de faire respecter la
maxime : "les affaires sont les affaires" - et par
conséquent d'exécuter tout ce
qu'exige le développement de la libre
entreprise en réprimant tout ce qui s'y
opposerait." Le Croquant, revue trimestrielle, e-mail :
lecroquant@wanadoo.fr Internet : www.le-croquant.com |
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Fondée en 1977, la revue de poésie
Verso affiche bravement son 112ème
numéro. Cela en fait des trimestres et elle
ne prend pas sa retraite pour autant. Cette
livraison datée de mars 2003 ouvre avec un
gros plan sur le poète Jean-Claude Xuereb,
né en 1930 sur les hauteurs d'Alger. Ouverte
à de nombreux poètes avec près
d'une vingtaine de contributions au sommaire, la
revue s'anime aussi de chroniques
régulières : d'utiles notes sur les
auteurs, les lectures d'Alain Wexler (directeur de
la publication), les lectures d'Anne-Lise Blanchard
et la très dense revue de p(a)resse de
Christian Degoutte. Verso, trimestrielle, Le Genetay, Lucenay
69480 Anse |
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On s'inquiétait pour la belle et dense
revue littéraire dirigée par Roland
Fuentès, Emmanuelle Fuentès et Gilles
Bailly. La voici qui revient et qui tente dans une
belle énergie créatrice de surmonter
la crise de croissance avec un numéro qui
fera date. Pas moins de 120 pages fourmillantes de
textes de création, de critiques, de notes
de lectures et d'informations. Aux textes
littéraires d'auteurs confirmés
(Pierre Autin-Grenier notamment) et
débutants, connus et inconnus, viennent se
mêler de la photographie et de la bande
dessinée. L'annonce d'un festival du
Haut-Jura (bande dessinée et
littérature) qui aura lieu à
Saint-Claude les 1er et 2 mars 2003 avec la
participation de l'écrivain Pierre
Autin-Grenier y est lancée. A cette
occasion, le public pourra aussi rencontrer les
écrivains Roland Fuentès,
Jean-Jacques Nuel, Marie-Ella Stellfeld et
Christian Cottet-Emard. Publiée avec le
concours du Centre National du Livre, Salmigondis
est désormais semestrielle. Pour consulter
le sommaire complet de ce numéro 19 et toute
l'actualité salmigondienne, une visite
s'impose sur le site http:/www.salmigondis.com Contact : Salmigondis, 2 place de l'Abbaye,
39200 Saint-Claude (Jura). |
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Avec ses 235 pages, cette livraison de
la revue de sciences
humaines, d'art et de littérature
dirigée par Michel Cornaton ne
dément pas son slogan : "un oeil sur le
monde, le monde dans un regard". Distinguons, dans
cet imposant sommaire, l'entretien très
fourni de Frédérique Lignon
avec le comédien Philippe
Caubère et l'ensemble intitulé
"De nouveaux ados". Le
graphisme de couverture de ce numéro annonce
l'article de Gérard-Georges Lemaire
"Réinventer Franz Kafka : l'histoire
d'une exposition". Mais ce détail de
l'oeuvre d'Adolf Hoffmeister "Les voyages de
Franz Kafka" (collage et peinture sur papier)
arrive on ne peut plus à propos en ouverture
de cette approche de la problématique
adolescente. Site internet : www.le-croquant.com |
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Il y a peut-être quelqu'un qui se demande
où est passée sa machine à
coudre. Pas d'inquiétude, elle a juste
été empruntée pour relier les
cinq feuilles du bulletin Saltimbanques ! (dir-pub
Jean-Pierre Fleury et rédac-chef Philippe
Gicquel). Au sommaire du n°4, une nouvelle de
Françoise Moreau Dubois qui a publié
à l'Atelier du Gué, chez Milan et
Bayard presses entre autres, les lectures et autres
coups de foudre de Philippe Gicquel et un plan
ciné-poétique de Stéphane
Piau, le tout illustré par les dessins
d'Elouan Fleury (né en 1980). Dans ses
lectures et coups de foudre, Philippe Gicquel donne
une petite synthèse de la polémique
soulevée en 2001 (et qui perdure) à
la suite d'un numéro du Magazine
Littéraire qui utilise une fois de plus
l'intitulé pour le moins maladroit "La
Nouvelle Poésie Française". Dans la
foulée, sa chronique des revues et ses notes
de lecture s'avèrent pertinentes et
agréables à lire. Adresse : Saltimbanques ! c / o Jean-Pierre
Fleury, 2 rue de Saintonge, 44000 Nantes. |
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En référence à "50 choses
à faire avant de mourir" de l'oulipien
Jacques Bens et à Georges Perec qui conclut
quant à lui sa liste à 37 choses,
Ménaché, à l'enseigne du
pré # carré éditeur
(Hervé Bougel), Ménaché donc,
dresse lui aussi sa liste. Celle-ci se limitant
à 36 choses, gageons qu'en lui souhaitant
une très longue vie, il aura tout le loisir
de mettre en pratique ses bonnes
résolutions. Celle-ci par exemple : " 14
remettre les projets à leur place, ça
leur apprendra..." ou celle-là : "36 me
remettre de toutes ces gueules d'enterrement".
Allez, encore une pour la route, la 17ème :
"m'en remettre une fois encore plein la panse
(honni foie qui...)". Prix : 1 neurone. Adresse : pré # carré
éditeur, 135 cours Berriat, 38000
Grenoble. |
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Dans la deuxième
livraison de son bulletin à la couverture
joliment maquettée par le peintre et ami de
Tardieu Jean Cortot, l'association Jean Tardieu
présidée par Serge Gaubert donne
à lire un recueil inédit du
poète intitulé Autres Accents,
composé en 1940. Inédit en tant que
recueil, cet ensemble comporte nombre de
poèmes publiés par Jean Tardieu
à diverses dates sous des formes parfois
sensiblement différentes. La transcription a
été réalisée à
partir d'un document dactylographié
déposé à l'IMEC (Institut
Mémoires de l'édition contemporaine,
Paris). Les concepteurs du bulletin ont choisi de
transcrire ce document signe à signe, en
respectant scrupuleusement l'original, sans
apporter la moindre modification et sans souligner
dans le texte les quelques approximations (de
ponctuation ou d'orthographe) qui témoignent
de l'inachèvement de cet ensemble. La
transcription et les notes sont de Delphine Hautois
qui a aussi supervisé la fabrication de ce
volume. Contact : Association
Jean Tardieu, Université Lumière Lyon
2, Faculté des Lettres, LERTEC, 18 quai
Claude-Bernard, 69365 Lyon Cedex 07. e-mail :
gaubert@univ-lyon2.fr |
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Sobriété et
régularité dans la
présentation sont-ils parmi les secrets de
la longévité d'une revue de
poésie ? On peut le penser en ouvrant la
revue dirigée par Michel Dunant qui livre
son 56ème numéro. Gérard Paris
tente de faire partager son goût pour
l'oeuvre de l'écrivain Jean-Loup Trassard,
le poète slovaque Milan Rufus est traduit
par Jean Rousselot, les chroniques sont
signées Jean-Pierre Gandebeuf, Jean-Daniel
Robert, Ménaché et Jean Chatard et
l'on peut lire des poèmes de Jean Rousselot,
Ménaché (Haïku d'automne), Alain
Lemoigne, Maryvonne Digot, sans oublier les proses
poétiques de Gilles Lades. En couverture
(couleur), "Asiane", une tapisserie d'Aubusson de
Cécile Tauvel-Bonne. Adresse : Coup de
soleil, Michel Dunand, 12 avenue du Tresum, 74000
Annecy. |
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La collection Libre espace des
éditions Syllepse annonce la parution, ce
mois de décembre, d'un nouveau titre de
Matthieu
Baumier, Bâtiment désespoir, une
fiction difficile à classer selon la
nomenclature habituelle des "genres"
littéraires. Alain Solonovitch signe les
illustrations de cet ouvrage préfacé
par Hubert Haddad. 96 p. 10,5 x 17 cm. Tirage courant :8 euros.
Tirage de tête : 30,50 euros (limité
à 30 exemplaires justifiés,
signés et personnalisés, avec une
illustration originale de l'artiste). Adresse : Éditions Syllepse, 69 rue
des Rigoles, 75020 Paris. www.syllepse.net |
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Dans la même collection (libre espace) et
chez le même éditeur (Syllepse) Paul
Sanda a publié cette année Elle
saigne à la lanterne. "Poésie
cruciale du souffle" écrit Marc Petit dans
sa préface à cet ouvrage qui comporte
des encres de Claude Bellegarde. 96 p. 7,75 euros. Adresse : Éditions Syllepse, 69 rue
des Rigoles, 75020 Paris. www.syllepse.net |
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Cette revue au nom impossible, animée par
Thomas Baussard, fait alterner poésie et
nouvelles. Au sommaire : L'Anselme, Deppe, Brun,
Ménaché, Jacquier-Roux, Gandebeuf,
Dunand, Piccamiglio, Metge, Antonini, Houdaer et
Juranics. Nous avons bien aimé les mini
récits de voyages de Michel Dunand,
l'animateur de la revue Coup de soleil. En ce qui
concerne la forme, un peu plus d'unité
typographique serait bienvenue. Contact : association Versatile, route de
Claven, 74150 Etercy. |
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Fin de partie pour la revue Verrières, éditée par le Centre Régional du Livre de Franche-Comté. Le numéro 8, le dernier, est paru en juillet 2002. On peut y découvrir "un panorama régional des inclassables ou faiseurs de polders littéraires déjà accueillis dans la revue et quelques autres", un clin d'oeil aux yeux pétillants d'Alice Gascar et la richesse habituelle des chroniques et notes de lecture qui caractérisait cette revue qu'on regrette déjà. Heureusement, Christophe Fourvel qui a orchestré (le mot n'est pas trop fort) ce dernier numéro, prévient dans son éditorial qu'une réflexion est engagée pour la genèse d'un autre périodique pour le début 2003. Ce serait bien. A part ça, "La petite ville de Verrières peut passer pour l'une des plus jolies de Franche-Comté" (si, si, c'est Stendhal qui l'a écrit dans le Rouge et le Noir). |
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Nous les signalons avec retard mais il n'est jamais trop tard. Il s'agit des deux dernières livraisons de 2002 de la revue de Robert Dadillon. Le n°22 nous fait découvrir un aspect inattendu de l'écriture du poète Alain Borne avec la publication en texte intégral de "Célébration du hareng". Surprise et contraste garantis après la lecture de "Terre de l'été" suivi de "Poèmes à Lislei" par l'auteur de "L'eau fine" précédemment parus aux éditions Editinter.
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(Également fondée par Robert Dadillon, cette maison d'édition s'arrête en octobre 2002 avec la publication des dernières nouveautés. Mais que les lecteurs et les auteurs se rassurent, la diffusion et la vente des livres en stock continuent. Quant à Robert Dadillon, il se consacre à la publication de Poésie/première.) Cette parenthèse refermée, revenons à la revue et au n°23 avec un ensemble consacré à la poésie grecque du vingtième siècle. Et puis une excellente suggestion : relire Léon-Paul Fargue de qui je ne peux résister à la tentation de citer de mémoire le dédaigneux petit "Merdrigal (en dédicrasse)" à servir à tous les fâcheux : "Dans mon cur en ta présence/Fleurissent des harengs saurs./Ma santé, c'est ton absence,/Et quand tu parais, je sors. |
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Les lecteurs de Fernando Pessoa, au milieu de l'avalanche d'hommages officiels qui s'abat sur le poète, liront avec bénéfice les cahiers que la Petite revue de l'indiscipline lui consacre régulièrement et depuis longtemps.
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Au sommaire du n°90 intitulé Pessoa l'éclatante réussite : "Pessoa dans la Pléiade et dans la petite revue de l'indiscipline", "Pessoa. La clef de l'énigme ?", "Pessoa de seize à vingt ans : Alexander Search" par Bernard Flouret, "Pour Pessoa. Pour une culture plus authentique. Contre les charlatans" par Maurice Hénaud et "La Réussite Éclatante de Pessoa" par Michel Valtin. Ces différents articles offrent de passionnants angles de vision pour qui veut s'embarquer dans la plus étonnante des caravelles que le Portugal ait envoyé dans le monde : l'uvre de Fernando Pessoa. A moins que ce ne soit Pessoa qui ait propulsé le Portugal très loin devant toutes les futures avant-gardes ! Avant-garde, le mot revient à chaque nouvelle gesticulation plus ou moins médiatique. En littérature, il se décline en de multiples appellations fort peu contrôlées (nov-poésie, poésie du 21ème siècle etc..). Dans sa livraison d'été, la Petite revue de l'indiscipline traite de "l'indiscipline face à la "novpoésie". Je ne me hasarderai pas à définir ce qu'est la "novpoésie" et je dirai juste, pour faire court, que cela est en rapport, me semble-t-il, avec une certaine forme d'avant-garde auto proclamée. Dans ce cahier n°94 de la revuette (c'est le terme employé par ses rédacteurs et son secrétaire, Christian Moncel), on peut lire, sous les signatures de Sébastien et de Maurice Hénaud, un ensemble de notes et d'articles souvent drôle et toujours décapant (La novpoésie contestée, Agir pour la poésie, La vraie culture existe, L'obscurantisme ordinaire, L'escalier de la littérature, La disparition du style, Vous dites : Écriture ?, La poésie relève-t-elle de la subjectivité ?). L'un des mérites de la petite revue de l'indiscipline est de se défier des dérapages et excès de langage auxquels se livrent les protagonistes du débat ou plutôt de la confrontation entre ceux qui se positionnent comme étant dans l'avant-garde et ceux qui en dénoncent les impostures. Utile pour qui veut garder la tête froide ! *LA PETITE REVUE DE L'INDISCIPLINE, Christian Moncel B.P. 1066 69202 Lyon cedex 01 (France) |
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