ça arrive...

(actualités et inactualités littéraires)

 

L'ennemi le mieux masqué du poète est l'actualité. (René Char)

L'ACTUALITÉ DES LAURÉATS D' ORAGE-LAGUNE-EXPRESS

 

 

 

Emmanuelle Urien lauréate du prix de la nouvelle 2002 a publié deux recueils depuis décembre 2005.

Court, noir, sans sucre, editionsL'être minuscule, 2006, 124 pages,13,5 X 18,5 cm, ISBN : 2-9525713-0-9, 11 euros

Toute humanité mise à part, editions Quadrature,2006, 113 p, 15 euros

 

A lire une note de lecture du 12 janvier 2006 sur le site de FrédericK HOUDAER rubrique Journal en ligne & forum

 

 

 

Le Chasse-patate, revue de poésie printemps 2006

 

© Photo M.C Caredda

 

"Jeannine SALESSE en Chasse-Patate",

Un numéro concocté par Jean-Louis Jacquier-Roux et Christian Degoutte, printemps 2006

 

En supplément Le cahier de poésie du Chasse-patate

Christian Degoutte met le nez à la fenêtre.

 

Hervé Bougel, Pré # carré, 52 quai Perrière 38000 GRENOBLE

precarrediteur@yahoo.fr

Prix de l'abonnement individuel : 4 livrets 20 euros, 3 Chasse-patate 15 euros, 4 livrets et 3 chasse-patate 30 euros  

L'ACTUALITÉ DES LAURÉATS D' ORAGE-LAGUNE-EXPRESS

 

 

Pierre CENDORS lauréat du prix de la nouvelle 2003 vient de publier L'homme caché un premier roman aux éditions FINITUDE en mars 2006.

A lire une chronique de ce livre sur le magazine Le matricule des anges n°72 avril 2006.

 

L'HOMME CACHÉ, FINITUDE, 133 pages, 14,50 euros

 

Courriel : finitude@lekti-ecriture.com

Adresse postale : 14, cours Marc-Nouaux, 33000 Bordeaux (France)

Téléphone : 05 56 79 23 06

Fax : 05 56 79 23 06

 

Gabriel LE GAL, "Pas la peine d'aller au Japon", Librairie- Galerie Racine

 

Gabriel LE GAL

dédicacera son dernier recueil de poésie

"Pas la peine d'aller au Japon"

le 7 AVRIL 2006 À PARTIR DE 17 heures

À LA MAISON DE PONCIN (01)

Lecture de poèmes à 19 h 30

 

*POÈMES extraits de ce recueil reproduits sur le blog de Jean-Jacques NUEL

LIBRAIRIE-GALERIE RACINE 23 rue Racine 75006 PARIS, 12 euros

Jean-Jacques NUEL, La Revue mode d'emploi, éditions de L'Oie plate

 

 

 

 

 

 

 

 

"Guide à l'usage des auteurs, des créateurs de revues et des attachés de presse

(Comment publier en revue ; comment publier une revue)

 

Après une première édition de ce guide pratique parue au Calcre en 1999, une nouvelle version revue et augmentée de La Revue mode d'emploi vient de paraître aux éditions de L'Oie plate.

La revue, mode d'emploi est un guide pratique répondant aux préoccupations des auteurs, des créateurs de publications et des attachés de presse. Il rappelle aux auteurs l'intérêt de la publication en revues - traditionnelles ou sur le web - comme préalable à l'édition, et leur donne une méthode pour recenser les périodiques et leur proposer des œuvres ou des articles.

L'intérêt principal du guide est d'aborder de manière exhaustive tous les aspects de la création d'une revue, pour ceux qui veulent se lancer dans cette aventure. Depuis la décision de création, la définition du projet, les formalités légales à respecter, la réalisation page à page, de la maquette jusqu'à l'impression, la diffusion par les canaux classiques ou alternatifs, jusqu'aux aides financières possibles, toutes les étapes sont minutieusement décrites, comme les procédures assorties des adresses utiles.

Cette nouvelle édition tient compte de l'émergence des nouveaux médias que sont les webzines et les revues en ligne.

La revue, mode d'emploi est un guide concret et complet sur le phénomène de la revue, ce refuge de la liberté d'expression, de la création et du débat d'idées."

 

La Revue mode d'emploi, de Jean-Jacques Nuel, éditions de L'Oie plate (B.P. 17, 94404 Vitry Cedex), mars 2006, 220 pages, 21 ¤.

Anne-Lise Blanchard, "Qui entend le jargon de l'oie", éditions Eclats d'encre, mars 2006

© Photo M.C Caredda

Anne-Lise BLANCHARD

dédicacera son dernier recueil de poésie

Qui entend le jargon de l'oie

 à la librairie des NOUVEAUTÉS 26 Place Bellecour 69002 LYON

le jeudi 23 mars de 16 h 30 à 19 h

 

"Le ciel froid d'hiver

rétracte l'élan de dire

l'aigu sans seuil

d'un corps de femme oublié

dans le moulin des jours"

Vous pouvez également commander Qui entend le jargon de l'oie auprès des éditions Eclats d'encre en joignant un règlement de 12 euros (frais de port offerts), aux points de ventes traditionnels et sur www.fnac.com

Michel Ménaché au Théâtre National Populaire le 6 février 2006

 

Dans le cadre des lundis (poésie) du Théâtre National Populaire

Lundi 6 février à 20 h. (petite salle)

 

Lecture à trois voix animée

par Jean-Pierre Siméon, directeur du Printemps des Poètes :

avec Hédi Kaddour, Annie Salager et Ménaché

 

Entrée libre pour les abonnés du TNP (plein tarif 8 euros,  tarif réduit 5 euros)

 

 

 

Les petits polars locaux des éditions NYKTA

 

 

 

J'évoque parfois dans ces pages, essentiellement par souci documentaire et non par nostalgie, quelques épisodes de mes dix ans de journalisme encarté dans un quotidien régional.

Il se trouve que mes lectures m'ont porté récemment vers deux polars de la collection "Petite nuit" aux éditions Nykta qui m'ont rappelé des souvenirs. Parmi les quinze titres de la collection que j'ai lus, en attendant de dévorer les autres, deux d'entre eux restituent avec saveur la vie du localier, ce tout terrain de l'information (et souvent de la non-information !). Il s'agit de Sacs d'embrouille de Joëlle Brière et de La Nécrologie du rempailleur de Philippe Thuru, écrits au cordeau et brossant allégrement le tableau de "la vie locale" sur fond de province torve et cafardeuse. Chacun dans leur style, Joëlle Brière et Philippe Thuru m'ont replongé sans ménagement dans l'atmosphère rance de cette "locale" si cruellement révélatrice de l'état de la société. Le "journaleux" de Joëlle Brière y couvre "la pétition des riverains contre les crottes de chiens dans la rue piétonne" tandis que celui de Philippe Thuru doit se résigner au "lot quotidien des localiers qui voient, impuissants, leur vie se perdre dans le récit de celle des autres".

Mais le plaisir pris à la lecture de ces deux romans n'est en rien masochiste car leurs auteurs savent à merveille déchirer d'éclairs d'humour féroce la chape de plomb des bourgades qui mijotent comme les chaudrons d'enfers miteux.

Pour cinq euros le volume, ne vous privez pas d'un bonheur de lecture avec ces concentrés de polars locaux. On peut même soutenir la collection en s'abonnant à une série complète de dix titres de la collection Petite nuit pour 45 euros.

Après les dix romans consacrés à l'Ain, série dans laquelle ont oeuvré mes amis Marie-Ella Stellfeld ("L'homme aux oreilles de jazz", polar à Oyonnax) et Roland Fuentès ("La Bresse dans les pédales", polar à Polliat), la collection du Rhône a débuté avec Max Levrat ("Distribution gratuite", polar à Perrache).

En résumé :

- Marie-Ella Stellfeld, "L'homme aux oreilles de jazz" : lourde ambiance à Saint-Léger, paroisse d'Oyonnax...

- Philippe Thuru, "La Nécrologie du rempailleur", polar à Toucy : pour le stagiaire d'été, le week-end est chargé, l'haleine des clients du bistrot aussi. Le seul à garder la tête froide, c'est le cadavre...

- Joëlle Brière, "Sacs d'embrouilles", polar à Véron : où l'on apprend qu'un chien qui n'a d'yeux que pour les taupes peut avoir du nez pour flairer des oreilles à terre...

- Roland Fuentès, "La Bresse dans les pédales", polar à Polliat : boyaux en roues libres et poulets de Bresse perplexes...

- Max Levrat, "Distribution gratuite" : mais sexe payant. Post 69, animal triste !

- Claude-Jean Poignant, "Le gang avait de la morgue", polar à Auxerre : où l'on s'active entre tiroirs frig(hor)rifiques et tiroirs-caisses... Avec une pointe d'ironie bien glacée.

- Jean Mauclaire, "Ras-le-bol à Magny-Cours" : où les bruiteux (traduisez les motards) en prennent plein les mirettes au prix fort... Somptueusement déjanté.

* Éditions Nykta, polars locaux de la collection Petite nuit (Le Haut de Tallant Cidex 505, 71240 Etrigny.

Mail : courrier@editions-nykta.com

http://www.editions-nykta.com

PLACE aux Livres 2005 les 11,12 et 13 novembre avec Orage-Lagune-Express

 

 

 

 

 

Notre présence au Salon du Livre à Lyon, place Bellecour a permis au public de découvrir nos collections de poésie et de nouvelle. Ménaché, Jean-Louis Jacquier-Roux,Jean-Jacques Nuel et Anne-Lise Blanchard ont dédicacé leurs recueils sur le stand.

J.L Jacquier-Roux, C. Cottet-Emard et Anne-Lise Blanchard

CC-E avec Hervé Bougel, éditeur du Pré # Carré
Marie-Christine Caredda
Ménaché

Photos MC Caredda

Abdelkader Djemaï, lauréat du Prix de la Ville d'Ambronay 2005

Abdelkader Djemaï (au premier plan) avec Roland Fuentès. (Photo Ch. Cottet-Emard).

 Avec son livre "Le Nez sur la vitre" (éditions du Seuil),

Abdelkader Djemaïl vient de remporter le Prix de la Ville d'Ambronay.

 

"Plein espace vite", Anne-Lise BLANCHARD, éditions Jacques ANDRÉ

Dessin couverture Marie-Hélène Ramon

 

 Anne-Lise Blanchard vient de publier "PLEIN ESPACE VITE"

aux éditions Jacques André.

Vous pourrez la rencontrer sur notre stand pour la dédicace de son recueil "Le bleu violent de la vie" (éditions Orage-Lagune-Express) si vous êtes à LYON au Salon du livre "Place aux Livres" les 11,12,13 novembre 2005.

"Plein espace vite", éd. Jacques André, Groupe CEI 5 rue Bugeaud 69006 LYON, 2005, 10 euros

 "Mouvement par la fin", un portrait de la douleur, Philippe Rahmy, avec une postface de Jacques Dupin, Cheyne éditeur, une chronique de Ménaché

 

"La maladie ressemble à celui qu'elle a frappé," écrivait Jean Reverzy dans Place des Angoisses. C'est au roman du médecin lyonnais que je pense en lisant l'ouvrage de Philippe Rahmy, lequel débute par ces mots : "Je me résous à parler puisque cela aussi sera emporté." Etrange incipit ! Le début de la fin ! Par la fin. L'auteur est atteint de la maladie des os de verre. De son supplice, il a tiré ce livre. Sublime. Peut-on sublimer un supplice ? Il l'a fait, simplement, écroué sur son lit sans barreaux, mais pire : "Mon lit porte un corps à peine redressé. // Ce corps est un angle où ton regard se déchire. Dans sa plaie, il vit." Description clinique des interventions successives qui torturent et assistent "un corps d'où je peux écrire… // A force de souffrir le discours s'élabore, esprit venu sur les déplacements du ciel. // …Mon corps est un éclat de verre. Alors que j'écoute mes os se briser je perds la vue, la parole."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mouvement par la fin est un livre premier. Un livre unique comme j'aurais pu le dire d'Une saison en enfer quand, adolescent, j'en fus bouleversé. L'auteur tire de lui-même le champ de son expérimentation à vif comme il en tire le chant de l'enfer vécu qu'il décrypte : "Mouvement par la fin est un visage sans traits… // Un portrait de la douleur est un récit d'absence. L'expérience incommunicable, à la fois la plus intime et la plus partagée qui oppose celui qui souffre au reste de l'humanité mais rend identique le frère et l'étranger, la douleur me fut offerte au lieu de la vie…" Un souvenir résume l'enfance du poète : "Enfant qu'une caresse suffisait à briser, j'ai grandi sous un casque sanglé à un matelas." Et ce mal génétique qui prolonge la croissance en survie se cristallise en la formule récurrente du titre,  explicitée : "Mon existence est un mouvement par la fin ; je donne mon assentiment au démantèlement, le mien, qui va l'amble avec celui d'autrui et souvent plus vite que celui des choses. "

Au cœur de la cruauté qu'il endure, Philippe Rahmy puise au plus profond ses aphorismes d'une concision extrême : "Aucune douleur ne se compare à la douleur de naître." D'une sagesse stoïcienne est celui que la mort ne lâche pas d'une phalange : "La douleur est effort de la mort. Elle prend par bouffées." Il crie cependant. Combat trop inégal, sans espoir, décisif tout de même : " …- non je ne renonce pas à vivre, mais je m'épuise à disparaître."

Ses métaphores sont d'une étonnante force de suggestion : "Il pleut des barbelés," ou encore : "Je suis dans un sac." Démesure aussi, à l'aune du calvaire : "La douleur est mon éternité." Plus inattendues, sont les images liées au rapport du corps avec les sensations immédiates, fort différentes de celles du commun des vivants, eux-mêmes mortels en sursis : "la douleur lâche sa meute de lumières." Avec une délectation éphémère, savourant une accalmie provisoire, le supplicié s'enchante : "Une douleur finit, elle coulisse à l'intérieur de mon corps en nage ; je la respire comme la mer."

Paradoxe presque inconcevable et pourtant convainquant : "…le malade fait magie de sa souffrance, il ne peut être secouru. C'est lui qui porte secours." Elan existentiel comme preuve à l'appui : "J'aime le mal pour ce qu'il m'ôte d'irréalité…"

L'écriture s'impose telle un exorcisme, une prière en soi, en prise directe  sur le corps pantelant, le mal omniprésent à jamais invaincu : "Ecris : toute parole vraie porte en elle sa possibilité…  Ecrire n'est possible qu'en attente d'infini."

Il y aurait ici quelque obscénité à parler de bonheur d'écriture. A ce poncif désuet, j'opposerai tout simplement celui du lecteur. Vrai et mieux encore, unique, ce livre relate une aventure humaine immobile - le mouvement est interne -, celle de la vulnérabilité tortionnaire : "La crise finit. Les yeux crevés laissent couler l'esprit. Lampes de sang écrasées sous les blocs."

Genèse à rebours. Le corps devenu livre, telle est la philosophie de cette initiation dévastatrice par laquelle : "La douleur accomplit sa mue, elle termine par le Verbe."

"Comment aborder ce livre bref, brûlant et glacé ? " s'interroge Jacques Dupin dans la postface. Son témoignage est limpide : "Très loin de toute complaisance narcissique, ce portrait de la douleur est un constat transcrit jour après jour de ce que le corps et l'esprit endurent dans l'épreuve. La notation réaliste au plus près, au plus précis, s'ouvre sur le dehors, s'exalte de la contemplation de la mer ou de la nuit, d'un arbre, d'un nuage, de l'envol d'une buse au-dessus des murs… Le corps supplicié réinvente pour se maintenir éveillé l'échappée de la fenêtre ouverte et l'espace réconcilié."

Il convient d'ajouter enfin que Jean-Marie Barnaud, Jean-Pierre Siméon, directeurs de la collection Grands fonds, et le poète-éditeur du Chambon-sur-Lignon jouent  ici leur rôle de découvreurs, d'acteurs prépondérants de la diffusion et du devenir de la poésie d'aujourd'hui. Ce n'est pas leur moindre mérite que d'avoir donné à lire ce premier texte, capital, de Philippe Rahmy.

© Ménaché

 

"Mouvement par la fin",un portrait de la douleur,Philippe Rahmy, avec une postface de Jacques Dupin, Cheyne éditeur, 2005 - 13,50 euros

Article paru également sur le site remue.net, litterature, la Revue Europe (juin-juillet 2005)

"Le nom", Jean-Jacques NUEL, roman , éditions A Contrario, une chronique de Jean-Louis JACQUIER-ROUX

 

 

 

 

 

"De l'ennui naquit un jour l'uniformité". Le vers fameux, retourné, d'Antoine de La Motte-Houdar donne la clef de ce court roman. Son tempo aussi, inventé pour les besoins de la cause - adagio contrariato. C'est dire d'emblée combien ce livre paraît insaisissable et atypique. Car le texte que le lecteur a sous les yeux n'a rien à voir avec celui que l'auteur écrit. Ou plutôt : le lecteur lit à la fois le texte imprimé par les éditions "A contrario" et celui que ces mêmes éditions auront sans doute refusé de publier si d'aventure Nuel le leur a soumis. Ca paraît compliqué mais ça ne l'est pas.

Résumé succinct en trompe-l'oeil : un écrivain en panne d'écriture, désoeuvré pour ainsi dire, découvre par hasard une nouvelle forme d'oeuvre littéraire dont il décrit scrupuleusement la genèse, le développement, l'apothéose et dans laquelle il va s'abîmer avec délices. Dépassé, transcendé par la création de son chef d'oeuvre, le voici bientôt qui vacille sous le poids de sa pesante charge... Inutile d'en dire plus.

Avec une ironie parfois inquiétante et une impassibilité à la Buster Keaton, Nuel mesure pas à pas la distance séparant l'auteur qui "torche un livre" de l'écrivain en mal de l'oeuvre à venir. Il débusque un certain gibier à plumes qu'il avait déjà dans son viseur lors de sa précédente battue. ("Portraits d'écrivains" - Ed. éditinter). Il ne craint pas, surtout pas, de retourner souvent son arme contre lui-même sans se résoudre pour autant à appuyer sur la gâchette.

Une sympathie naturelle l'unit donc à ses "victimes" au métier d'encre autour de cette "vocation pour le malheur" qu'évoquait Simenon, vilaine maladie orpheline dont l'attente est le principal symptôme. La guérison est improbable, Nuel en est convaincu. Même s'il est des remèdes qui allègent la souffrance quand tout reste à écrire et qu'"un livre n'y suffirait pas".

Jean-Louis Jacquier-Roux

Jean-Jacques Nuel, Le nom, roman, éditions A contrario (13 rue Lamartine 71250 Cluny), 2005, 140 pages, 16 euros

"La Bresse dans les pédales", Roland Fuentès, (avec des dessins de l'auteur) éditions Nykta

Ce vélo de 1936, on pouvait penser qu'il en avait déjà vu des vertes et des pas mûres depuis sa sortie d'atelier. C'était sans compter sur les folles randonnées nocturnes de son actuel propriétaire dans une Bresse repue de cauchemars et mal habitée de ventre jaunes aux noirs desseins. Quant à raconter son histoire aux poulets, (à savoir que des malfaisants ont voulu lui mettre à l'air les boyaux) autant pédaler dans la choucroute...

Extraits : "À l'hospice, il paraît qu'ils ont des traducteurs de vieux."

"À cette heure-ci, l'autoroute est complètement déserte. Rien qu'une étendue noire, un grand souffle froid. C'est là, sous vos pieds, ça vous regarde avec un air lugubre, et surtout ça dit rien. Rien de rien."

C. Cottet-Emard

La Bresse dans les pédales, (avec des dessins de l'auteur) éditions Nykta, collection Petite Nuit, 2005.

"Angiomes", Frédérick Houdaer, éditions La Passe du vent

 

Frédérick Houdaer m'a un jour envoyé un mail pour me dire que mon blog devrait être remboursé par la Sécurité sociale. Le moment est venu pour moi de lui retourner le compliment pour ce recueil de poèmes faussement légers, faussement contemplatifs, faussement humoristiques, faussement cyniques mais vraiment à lire quand l'esprit de sérieux fait démesurément gonfler la sphère de la poésie.

Extrait : "photos d'écrivains / fixées au mur / avec du scotch de déménagement / non / ça ne m'a pas encore passé".

C. Cottet-Emard

Éditions La Passe du vent, 2004. Adresse de l'éditeur : La Callonne, 01090 Genouilleux.

"La Tour vagabonde", Serge Prokofiev, éditions Alternatives

 

Dans le Transsibérien, Prokofiev écrivait de petites histoires ironiques dans lesquelles le diable intervient souvent et que je trouve quant à moi caractéristiques de ce que l'on peut se risquer à nommer "l'âme russe" en littérature. Élégance, détachement et sarcasme, traits présents dans sa musique, émaillent les récits de Prokofiev dont les épisodes fantasques pourraient conduire à se demander ce que pouvait bien boire ou fumer le grand compositeur pendant ses voyages en train...

Extraits : "... mais il n'était plus qu'un étui vide dont on avait retiré le violon..."

"Le commandement des opérations fut confié au général von Magenschmerzen, dont la gloire éclatante s'était édifiée sur la base imposante d'un entassement d'os humains."

C. Cottet-Emard

Serge Prokofiev : La Tour vagabonde, éditions Alternatives,collection Pollen, illustrations David Lozach. 2005.

"Hebdomeros", Flammarion, collection L'Âge d'Or

Giorgio de Chirico : Hebdomeros, Flammarion, collection L'Âge d'Or, 1983, la seule édition bon marché de ce livre étrange achevé par le peintre en 1929 et publié en 1964 dans la collection créée par Henri Parisot. Désespérant de trouver cet ouvrage autrement que sous la forme d'éditions originales onéreuses sur le marché européen, je confie ma requête à internet et le livre me parvient un mois après dans une enveloppe postée à Sao Paulo, Brésil. Voici une édition d'Hebdomeros qui a franchi l'océan en aller/retour !

Un livre-promenade, un voyage dans l'univers intérieur de ce peintre si controversé, qui écrivait peut-être parce qu'il ne prenait lui-même pas assez sa peinture au sérieux ou qui peignait peut-être parce qu'il ne croyait guère en son écriture... Métaphysique, ironique et sceptique, Giorgio de Chirico, dont je m'étais aussi régalé voici deux décennies de ses Poèmes parus en 1981 chez Solin, dans la collection "Traversées des Alpes".

Un extrait d'Hebdomeros : "Leur regard était imprégné d'une tristesse infinie (la tristesse des demi-dieux) ; il était attentif et immobile comme le regard des marins, des montagnards, des chasseurs d'aigles et de chamois, et en général le regard de ceux qui sont habitués à regarder de très loin et de très loin à distinguer les hommes, les animaux et les choses."

C.Cottet-Emard

 

MOT À MAUX N°1, la nouvelle revue de Daniel BROCHARD parue en mars 2005

 

 

Daniel Brochard qui a remporté notre concours de poésie 2004 lance sa revue. "Mot à Maux". Quarante-huit pages de proses et de poèmes tout frais (et parfois acides) qui viennent rejoindre le grand fleuve des mots à l'assaut des maux. Le sommaire fait la part belle à des poètes que notre concours nous a permis de découvrir : Jean François Roger, Daniel Brochard lui-même et Sandrine Bettinelli. Nous nous en réjouissons car le but de nos concours n'est pas de décerner des médailles en chocolat mais d'aider des textes à trouver leur chemin dans l'édition. Mot à Maux n°1 publie aussi deux nouvelles de Jean-Jacques Nuel extraites de son recueil Portraits d'écrivains, éditions Editinter, "L'épitaphe" et "Tom", et l'on y retrouve aussi la plume de l'infatigable inventeur de revues Jean-Pierre Lesieur qui nous concocte dans les Landes "Comme en poésie". Les accompagnent Cathy Garcia, Alain Crozier, Anne Poiré, Jean Dif, Daniel Leduc, David Tysman, Paul Kodama, Gilles Bizien. Nathalie Cousin présente quant à elle le poète Emeric de Monteynard et Patrick Guallino illustre cette première livraison qui comporte aussi une partie chronique "Ma petite bibliothèque", (celle de Daniel Brochard) où Anouk Malhouitre Simon, 14 ans, a laissé en un poème sa définition de l'Homme : "un être sans l'être."

Mot à Maux, 3 allée Cuvier, 79200 Châtillon / Thouet. 4 euros le numéro.

Contact : BROCHARDDA@cc-parthenay.fr

Rome, l'unique objet...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean-Louis Jacquier-Roux, dans le mensuel Aujourd'hui POÈME n°60 (avril 2005), en kiosques, regarde "sur les murs du Trastevere" avec ce texte extrait de "En Italie" paru à nos éditions.

 

Sous l'ampoule nue

l'affiche dit

qu'un récital de poésie

aura lieu

dans une librairie

du quartier

et que chacun

peut venir

avec ses poèmes

Via della scala

Peter Brook expose

ses dessins

Sur les rideaux de fer

le drapeau rouge

exalte

les onze étoiles

de la Roma.

Aujourd'hui Poème, 105 bd Hausmann 75008 Paris, mensuel, 3,50 euros

"La Bresse dans les pédales", Roland FUENTÈS, éditions Nykta

 

Roland Fuentès, lauréat du Prix Prométhée de la Nouvelle pour son recueil "Douze mètres cubes de littérature", éditions du Rocher, qui nous avait donné les trois nouvelles du recueil "Où elles vivent à présent", va bientôt publier un court roman "La Bresse dans les pédales" dans la collection Petites Nuits aux éditions Nykta. Cet éditeur est l'inventeur du polar local et l'auteur de "La double mémoire de David Hoog", éditions A Contrario, situe son intrigue en Bresse où il vit désormais.

Éditions Nykta, Le Prainet 71240 JUGY

Contact : courrier@editions-nykta.com

 

"Le nom", Jean-Jacques NUEL, roman , éditions A Contrario, paru le 15 février

 

Les deux tendances du roman français de ce début de siècle (le minimalisme de l'écriture intime et de l'autofiction opposé au regain de la fiction narrative parfois nommée nouvelle fiction notamment défendue avec panache par la valeureuse maison A contrario) viennent de se télescoper dans le dernier livre de Jean-Jacques Nuel paru chez l'éditeur clunisien.

Sur une trame réduite à sa plus simple expression, les quatre lettres d'un nom, l'écriture de Jean-Jacques Nuel, tendue comme la corde indispensable à la note juste, parvient à tisser (avec quel métier !) tous les fils romanesques (identité, racines, quête des origines) noués aux grands thèmes nueliens (solitude de l'écrivain, inquiétude de la création). À l'instar de ses précédents ouvrages, le premier roman de Jean-Jacques Nuel fait penser à ces tableaux dits stéréoscopiques où l'on voit le peintre se représentant dans un miroir en train de brosser son autoportrait. D'ailleurs, Jean-Jacques Nuel avait intitulé Portraits d'écrivains son recueil de

nouvelles publié chez Editinter. Dans Le nom, l'auteur se recentre sur le singulier - sans toutefois employer la première personne - pour mieux incarner son personnage d'écrivain improbable, si peu sûr de sa propre existence et de la réalité fugace et mouvante que son écriture tente de fixer qu'il en vient à se raccrocher à son seul nom, trace tactile plus que palpable sur une vitre embuée qui vaut bien une page blanche. Lorsque, de la pointe de l'index, l'auteur reclus dans son petit appartement inscrit son nom dans la buée avec, dans le fond, les contours flous de la grande ville, il réalise assez vite qu'il vient de mettre au jour la principale matière de son oeuvre en devenir. Dépouillée de ses scories narratives, de la redondance de l'autobiographie et des artificielles péripéties de la fiction, l'opus du personnage-auteur de Jean-Jacques Nuel se résumera donc à cet unique nom, d'abord calligraphié au stylo avec l'application mâtinée d'étonnement à laquelle s'exerçait le geste de l'écolier, puis dupliqué à l'infini par la magie informatique et numérique. J'emploie à dessein le terme de magie même s'il s'avère impropre car cette vertigineuse démultiplication du nom dans des volumes entiers adoptant la présentation formelle de tous les genres littéraires évoque évidemment l'activité d'un certain apprenti sorcier qui, par l'utilisation de la magie, commande aux objets d'effectuer à sa place une corvée ménagère avec le résultat que l'on sait. Dans le roman de Jean-Jacques Nuel, la magie est une formule, ce fameux nom dont l'inscription sur tous les supports disponibles (feuilles de papier, toiles vierges, vitres, murs) caracole avec frénésie jusqu'à ce que cette accumulation délirante, cette véritable prolifération, finisse par se cogner à un premier obstacle du réel, la boîte aux lettres qui ne peut plus avaler d'un seul coup les paquets de tapuscrits envoyés aux éditeurs. À ce stade du récit, la déferlante du nom ralentit enfin quand l'auteur se retrouve à l'air libre où l'attend, lors d'une visite rituelle au cimetière, une autre folie du nom, celle que nous connaissons tous, gravée celle-là, non plus dans la vitesse éphémère de l'écran et du papier mais dans l'énigme éternelle de la pierre où persiste et signe ce qui, contre toute logique, veut absolument vivre.

Christian Cottet-Emard

Jean-Jacques Nuel, Le nom, roman, éditions A contrario (13 rue Lamartine 71250 Cluny), 2005, 140 pages, 16 euros

ORAGE-LAGUNE-EXPRESS au 6ème Salon du Livre des Pays de l'Ain et Alentours.

 

L'association ORAGE-LAGUNE-EXPRESS était présente pour la première fois avec ses nouveautés 2004 "Trois figures du Malin" et "Le monde lisible"de Christian COTTET-EMARD au 6ème Salon du Livre des Pays de l'Ain et Alentours à Attignat (01).

Robert Ferraris, auteur avant tout, a organisé ce salon avec rigueur et a su créer une ambiance conviviale entre les écrivains et le public venus nombreux ce dimanche 17 octobre 2004.

Les éditions Nykta (collection Petite Nuit dans l'Ain) ont exposé sur leur stand tous les titres parus sur le département de l'Ain.Marie-Ella Stellfeld et Bernard Chatelet nous ont présenté "leur petit dernier" avec "Les filles ça pleure !", polar à Nantua (chercher sur la couverture Marie-Bena Chattfeld !) sorti en octobre 2004.

Roland Fuentès présentait également , son recueil de nouvelles Douze mètres cubes de littérature, récompensé par le Prix Prométhée et La Double Mémoire de David Hoog.(Roman, Éditions À contrario 2004).

Dominique MARTIN, auteur et editeur des éditions Ancre et Encre à Villeurbanne, créées en juillet 2002, a proposé les titres de ses collections " maux d'auteurs" et " mots d'ailleurs"(à découvrir entre autres "«L'invité en robe rouge»de D.M et "La cabane de dix pieds carrés" de Kamono Chomeï avec une traduction de Christian SOLEIL ).

Citons pour finir, parmi les ouvrages de poésie disponibles au salon, un recueil, "La couleur du bleu" de Serge BAL (professeur des écoles et autoéditeur à Flaxieu dans l'Ain).

L'ACTUALITÉ DES LAURÉATS D' ORAGE-LAGUNE-EXPRESS

 

Daniel BROCHARD, lauréat du prix de poésie automne 2004 vient de publier Clefs des songes un récit poétique aux éditions ENCRES VIVES en décembre 2004. Ce texte fait suite au recueil L'arbre et l'écorce paru chez le même éditeur en 2002.

(Clefs des songes, Daniel Brochard, collection Encres Blanches, chez Encres Vives, 2004, 6,10 euros, 16 p.Encres Vives / Michel Cosem 2 allée des Allobroges, 31770 Colomiers)

LES ÉDITIONS BASTET viennent de publier un recueil "Déléatur" Paraduria et autres nouvelles avec des textes de Emmanuelle URIEN et Sandrine BETTINELLI.

Ces deux auteurs ont été lauréates des prix Orage-Lagune-Express en 2002.

 

Georges FLIPO , auteur encouragé en 2002 à l'occasion de notre concours de nouvelles, reste fidèle à ce genre et avec succès puisqu'il a publié un recueil aux éditions Anne Carrière. L'ouvrage s'intitule "La Diablada" (280 pages, 17 euros, en librairie).

 

Mireille Coulomb, lauréate de notre concours de poésie en 2001, est, avec une nouvelle intitulée Ébauche pour un visage, au sommaire de Miroir éclaté, un recueil de poèmes et de nouvelles regroupant vingt-six auteurs de l'Union des écrivains Grenoble-Dauphiné-Savoie. Dans ce livre qui fait aussi dialoguer écriture et peinture et qui fait la part belle à l'artiste Robert Termat, on retrouve aussi les signatures de Ménaché (Le songe de l'arbre, d'après un bronze de Guy Ferrer) et de Jean-Louis Jacquier-Roux (Place du peuple, extraits inédits). L'ouvrage est riche de la rencontre des thèmes et des styles. On en aurait d'autant plus apprécié une notice sur chaque auteur.

Miroir éclaté, édité par l'Union des écrivains Grenoble-Dauphiné-Savoie, 11 boulevard Maréchal Leclerc, 38000 Grenoble. 93 p. Illustré. 12 euros.

FESTIVAL de BD et LITTÉRATURE 2004 à ST-CLAUDE (39)

 

Les 25 et 26 septembre, sous l'égide de l'association "Générations Bédés" et de Roland Fuentès (responsable de la revue Salmigondis), des écrivains ont rencontré un public restreint cette année et plus amateur semble-t-il de BD.

Abdelkader Djemaï, qui vient de publier "Le nez sur la vitre",roman sélectionné pour le prochain Renaudot, a "parrainé" Roland Fuentès dont il a préfacé le recueil "Douze mètres cubes de littérature", récompensé par le Prix Prométhée .

Poètes,nouvellistes, romanciers ont présenté et lu successivement des extraits de leurs livres à la Bibliothèque municipale et à la salle de l'Ecureuil. Notons la présence de Christian COTTET-EMARD, Marc Forestier, Jean-Jacques NUEL, Pascal LEBOUGAULT, Jean MARIGNY (qui a donné une conférence "l'image du vampire dans la littérature") , Jérôme SORRE et Stéphane MOURET.

Salmigondis n° 20

 

SALMIGONDIS, la revue d'Emmanuelle et Roland Fuentès et de Gilles Bailly, a livré son vingtième numéro. Un véritable magazine gorgé de création et d'information qui revendique un éclectisme de très bon aloi. Certes, Salmigondis a-t-elle du faire le choix d'une parution semestrielle pour pouvoir continuer à mener son entreprise sans équivalent, mais les lecteurs ne perdent pas au change avec cent vingt pages de dessins, de nouvelles, de bande dessinée et de poésie. Parmi les spécialités de la revue, les histoires bonsaï (Michel Host, prix Gongourt pour son roman Valet de nuit chez Grasset, et Pierre Pauchelon), les rubriques Lu et approuvé (consacrée aux parutions de livres) et Y'a pas que nous (consacrée aux revues) ainsi que, dans ces mêmes pages magazine, la nouvelle rubrique "Passeurs"qui veut présenter et saluer celles et ceux qui s'investissent au-delà du raisonnable pour la diffusion de la littérature." Jean-Jacques Nuel essuie les plâtres avec trois pages consacrées à Christian Congiu et à sa revue Nouvelle Donne. À noter aussi un dossier sur Gil Jouanard établi par Raymond Alcovère.

Salmigondis : 452 route d'Attignat, 01310 Polliat

www.salmigondis.com

Prix au numéro : 10 euros

PIERRE AUTIN-GRENIER Aphorisme Ed. Les Carnets du Dessert de Lune

© Photo M.C Caredda

PIERRE AUTIN-GRENIER qui a reçu le prix Grand Chosier (ex prix Vialatte), pour son livre L'éternité est inutile paru aux éditions Gallimard, publie des aphorismes aux éditions Les Carnets du Dessert de Lune. L'ouvrage de format 8 x 12 cm se présente sous la forme d'une feuille pliée en accordéon sur des chutes de papier divers. Collection Dessert (1,25 euros)

 

Adresse : 30 rue Longue-Vie, 1050 Bruxelles, Belgique

Sur la lune nouvelle collection

 

LES CARNETS DU DESSERT DE LUNE, éditeur basé à Bruxelles, qui a publié Missiano de Jean-Louis Jacquier-Roux, annonce la création d'une nouvelle collection "Sur la lune" qui sera consacrée à des récits de voyages réels ou imaginaires.

Adresse : 30 rue Longue-Vie, 1050 Bruxelles, Belgique

JEAN VIGNA Comme une petite pluie d'automne éd. Orage-Lagune-Express Aquitaine

JEAN VIGNA, poète qui a publié entre autres chez Chambelland, Froissard et Editinter sort un nouveau recueil. Ainsi, après Transhumances qui avait reçu le prix Entrée des artistes, Jean Vigna nous livre-t-il Comme une petite pluie d'automne aux éditions Orage-Lagune-Express Aquitaine (Le Bourg, 24500 Serres-et-Montguyard). 50 pages, grand format, 11 euros

TOPO le journal des bibliothèques médiathèques de Lyon

TOPO, le journal des bibliothèques médiathèques de Lyon, annonce un nouveau site web. Fin mars, la bibliothèque de Lyon met en effet en ligne une nouvelle version de son site : www.bm-lyon.fr

L'amateur de cigare José LEZAMA LIMA

L'AMATEUR DE CIGARE, la meilleure revue consacrée au Puro (en kiosque), publie dans son numéro de printemps, sous la plume de Philippe Lançon, un très bon papier sur l'écrivain cubain José Lezama Lima. Il faut dire que l'auteur de Paradiso, son livre le plus connu, était un grand amateur de volutes. Il n'y a pas de hasard...

Sézim trois la mémoire édition de La Fraternelle à Saint-Claude (39)

SEZIM, étonnante revue éditée par l'association La Fraternelle à Saint-Claude dans le Jura, annonce un n°5 (été 2004) sur le thème du Territoire. Textes, images, documents écrits, sonores, dessinés ou détournés de toute nature peuvent être envoyés avant le 31 mai 2004. Joindre une courte présentation de l'auteur.

Sezim, La Fraternelle, Maison du Peuple, 12 rue de la Poyat, 39200 Saint-Claude

e-mail : lafraternelle3@wanadoo.fr

Le Croquant n° 40 Sociologie et Poésie, Les Tueurs, Philosopher aujourd'hui

LE CROQUANT, revue de sciences humaines, d'art et de littérature, vient de sortir son quarantième numéro. Au sommaire, Sociologie et poésie, Philosopher aujourd'hui et un ensemble intitulé Les Tueurs où l'on peut lire des textes de Jean-Pierre Gérard (Profession tueur), Damien Perrault (L'usine), Christian Cottet-Emard (Passage d'un vivant), Dominique Hugon (Culture pub ou pop culture), Philippe Blanca (Petit traité sur l'inemploi) et Michel Cornaton (La guerre en Irak. Ses conséquences). Le Croquant revient aussi sur Jean Tardieu avec des photos faites par Christian Cottet-Emard lors de ses rencontres avec le poète ainsi qu'un petit essai de Christian Cottet-Emard intitulé Jean Tardieu dans sa maison de mots.

Le Croquant, 38 cours de Verdun, 69002 Lyon

e-mail : lecroquant@wanadoo.fr

Site internet : www.le-croquant.com

 

Ménaché Rue Désirée aux éditions La Passe du vent

Ménaché publiera à la même date et chez le même éditeur Rue Désirée, une saison en enfance, trente-deux récits (11 euros). Comme pour les nouvelles de Jacquier-Roux, on peut souscrire à la même adresse. Les deux livres peuvent être commandés ensemble pour 20 euros franco de port.

Ménaché sort aussi un audio-livre chez Autrement dit, Excès de naissance, des poèmes dits par le comédien Alain Carré. (19,99 euros le CD). www.autrementdit.net

Adresse postale : Autrement dit, 2 / 3 Place des Archers, 7000 Mons, Belgique. Envoi franco de port.

Jean-Louis JACQUIER-ROUX Peau de banane, aux éditions La Passe du vent

 

Encre de Christian Jacquier-Roux

Jean-Louis Jacquier-Roux s'apprête à publier un recueil de nouvelles, Peau de banane, aux éditions La Passe du vent.

La parution est annoncée pour mai 2004 mais on peut déjà réserver le livre (10 euros) auprès de l'éditeur à cette adresse : Espace Pandora, 7 place de la Paix, 69200 Vénissieux

Roland FUENTÈS, PRIX PROMÉTHÉE 2003

Roland Fuentès a dédicacé son livre "Douze mètres cubes de littérature", publié aux Editions du Rocher à la librairie BUFFET à Oyonnax (01) mercredi 12 novembre. Ce prix, organisé par l'Atelier imaginaire, également organisateur du Prix Max-Pol Fouchet, nous permet de découvrir un recueil de 26 nouvelles, préfacé par Abdelkader Djemaï. Roland Fuentès sillonne actuellement la région, dédicace dans les librairies et sites culturels (St-Claude, Bourg-en-Bresse, Lyon...).

 

Jean-Pierre Abraham, passager du vent

Après ces jours de gesticulation médiatico-littéraire, il me paraît opportun de signaler, comme l'a fait le magazine le Matricule des anges (n°46), la disparition de Jean-Pierre Abraham, le très discret auteur de Armen, réédité par Le Tout sur le tout, un livre qui évoque son travail de gardien de phare. C'est par un autre texte, Le Vent, publié chez le même éditeur en 1990, que j'avais découvert cette écriture des instants fugitifs et des paysages vécus. Dans cette édition, on apprend que Le Vent est paru pour la première fois en 1956 dans la revue Écrire n°1, publiée sous la direction de Jean Cayrol aux éditions du Seuil. Le Vent, ce petit livre ne revendiquant évidemment aucune appartenance à un genre littéraire, a été écrit par un jeune homme de vingt ans. Soixante pages de grande, de haute littérature nées d'une promenade dans la campagne près de la mer.

Soirée lecture avec Roland Fuentès et Jean-Jacques Nuel à St-Claude (39)

Roland Fuentès et Jean-Jacques Nuel ont animé une soirée lecture à St-Claude dans le cadre convivial et typique du café de la Fraternelle (12, rue de la Poyat 39200 St-Claude) le 25 juin 2003 à 20 h 30.

Jean-Jacques Nuel, dont les textes sont régulièrement publiés en revues ou magazines (L'Infini, Fuide Glacial,Salmigondis, Harfang...) nous a fait redécouvrir des nouvelles de son dernier recueil, Portraits d'écrivains, paru en juin 2002 chez Editinter.

Roland Fu