Entrée des Artistes

Un ciel comme une enfance

Anthologie Poétique

Littérature

ORAGE-LAGUNE-EXPRESS

Avant-propos

Bernard Deson
Sommaire
Bulletin de commande

49 FF (7,47 euros)

 

 

 

 

 

 

 

 

Avant-propos

 

La Poésie et la Chanson sont soeurs, issues de la même ferveur, incantations lancées vers le ciel pour apaiser l'âme humaine.

Beaucoup de ceux qui ont essayé de donner une définition de la Poésie, ignoraient qu'il s'agissait plus d'un "état d'être" que d'un genre littéraire. Certes, elle a ses lois, si libre qu'elle puisse paraître. Mais, contrairement au roman, ici c'est moins l'oeuvre qui intéresse, que le poète, j'entends l'homme ou la femme qui use de ce genre pour proposer son monde, sa légende.

Les poètes qui ont participé à cette deuxième édition du concours "Entrée des artistes" ont ainsi ouvert des portes sur ces univers parallèles, à la fois si différents les uns des autres et si semblables par leur situation géographique, à dix degrés de latitude nord du méridien des émotions contenues.

De la première à la dernière ligne, c'est un chant à la gloire de la vie terrestre. De quelle vie ? Rien ne compte ici qui ne soit joie des sens et conscience de cette joie. "Attends-moi ! je retiens le souffle qui t'emporte loin sur des barques mauvaises où les rameurs sans fin regardent par-dessus leurs épaules", adjure Chantal Godé-Victor dès les premières pages d'Avant demain. Maintenir cette liberté et cette beauté, c'est l'unique devoir qu'un être sain puisse reconnaître.

A vrai dire, on ne saurait trop admirer les poètes qui, se refusant à voir dans l'homme un esclave des contingences matérielles et biologiques, essayèrent de le convaincre de sa vraie démesure, de lui donner des saisons, des dégels et des crues, de lui ouvrir les bras, de lui expliquer que, de même qu'il hante la terre, lui aussi est habité, et qu'il faut apprendre à circuler en soi-même, à y faire circuler les autres ( ce sont les bêtes, les choses, la lumière, la pluie), à toucher du doigt chaque merveille, à retracer les veines, à reconnaître en soi la vraie bonté des choses : être bon comme le pain, clair comme l'eau, blanc comme un linge, droit comme un jet.

Car cette interrogation plaintive de la lumière, elle a toujours été, soit qu'on ne l'ait pas entendue, soit qu'on ait fait la sourde oreille, soit qu'on l'ait rejetée comme déraisonnable et trop chaotique. Elle se pose plus violemment encore de nos jours et il faut, à l'instar de Rimbaud, que cette impatience "de faire du bruit" qui apparaît à quatorze ans ne laisse pas à vingt que le goût du silence total. "Dans mon enfance, je

cherchais secrètement à la foire les labyrinthes de verre en espérant m'y perdre" (Claude Antonini, Quarante nuits).

Les poèmes que vous allez découvrir ci-après ont été sélectionnés par un jury dont le difficile exercice a consisté à apprécier autant la qualité de l'émotion que la virtuosité de l'expression poétique.

 

Bernard Deson

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SOMMAIRE

 

Avant-propos, Bernard DESON

"Avant demain" (extraits), Chantal Godé-Victor

"Quarante nuits" (extraits), Claude ANTONINI

"La vie lavis" (extraits), Roland MARX

"Nos mains sans yeux", (extraits), Laurent Billia

"Songes berbères", (extraits), Nadia MADI

"Triste Narcisse", (extraits), Antoine HENRI

"Sortilège des mots", (extraits), Evelyne Jonas

"Regards", (extraits), Safia Tmiri

"Mes racines" & "Pauvre Emilien", Marie-Rose Feugas

"Voici mes mains" & "Chanson du houx", Madeleine Lenoble

"18ème, nuit", Jean-Pierre Marten

"Les tabliers bleus", Philippe Veyrunes

"Baisers volages", Michel Bolimon

"Les vieilles peaux de chagrin", Louis Lefebvre

"Le matou", Michel Le Quéré