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En cette saison rousse et sèche
nous marchons
auréolés de vent
Sans accalmie aucune
un souffle de glaise en nous
respire
et se lave
Entre nos mains
l'infini
pain fragile et sec
se rompt
La parole
émiettée en chemin
nourrit l'écriture
Après son passage
les boues
devant le ciel
témoignent de notre écoute
Pas à pas approché
l'horizon
veille
incroyablement lumineux
Pas à pas recherché
l'horizon
éveille
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en soi des nuits d'ivoire-feux
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L'homme
marcheur infatigable
abandonne en chemin
ses empreintes
Seule une ombre le suit
le poursuit
Les vents de sable
une à une
enfouissent nos légendes
mais
le désir des peuples évanouis
résonne encore les hautes herbes
des savanes oubliées
Entre nos morts ruiselle un désert
inouï
autour de moi
leur parole enfin déliée
et libres
j'entends tourbillonner d'impalpables
esprits
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