L'homme dans l'arbre"

huile sur toile 162 x 11
 

PAUL COLLOMB

 

 

"Ne pas perdre de vue le premier sentiment. En garder le souvenir dans son intensité.

L'oeuvre commence à vivre au moment où elle demande la participation de l'amateur. C'est à lui de découvrir les valeurs du caché qui sont des réponses d'harmonie.

Peindre la musique que donnent la forme, la couleur et la matière des fruits à côté de celle du pichet, l'opposition plastique d'une mèche de cheveux sur un visage, la sonorité de l'arbre sur le ciel.

La peinture elle-même doit dominer le sujet, celui-là n'étant que l'excitation au travail, une sorte de rampe de lancement pour le sentiment intérieur."

Paul Collomb
 
Oeuvres dans les musées
Distinctions
Bibliographie
Présentation par Christian Cottet-Emard

 

 

 

 

Oeuvres dans les musées

 

Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris,

Musée dArt Moderne de New-York,

Musée dArt Moderne d'Utrecht (Pays-Bas),

Musée de Djarkarta (Indonésie),

Musée de Tel-Aviv (Israël),

Musée de Gdansk (Pologne),

Musée de Kwang-ju (Corée), Musée de Bagnols-sur-Cèze,

Musée de Saint-Denis,

Musée de l'Ain,

Musée de Poitiers,

Musée de Belfort,

Musée de Toulon,

Musée de Besançon,

Musée d'Art Figuratif de Fontainebleau,

Musée des Sables-d'Olonne,

Musée Vinay de Saint Antoine l'Abbaye,

Musée dAnnecy,

Musée de Saint Maur,

Fondation Desnoyer à Saint-Cyprien,

Bibliothèque Nationale de Paris.

 

 

 

 

 

Distinctions

 

1950 - Prix Fénéon

1950 - Premier second Grand Prix de Rome

1951 - Prix de la Caza Vélasquez (Madrid)

1953 - Pensionnaire de la Maison Descartes (Amsterdam)

1958 - Prix du Salon Comparaisons (Musée dArt Moderne de la Ville de Paris)

1968 - Prix Francis Smith (Séjour au Portugal)

1996 - Grand Prix Cormon de la Fondation Taylor

1996 - Prix O-JI-HO (décerné pour la première fois à un artiste européen)

 

 

 

 

 

 

Depuis 1950,Paul Collomb participe aux salons à Paris : Salon d'Automne, Salon Comparaisons, Salon des Peintres Témoins de leur Temps, Salon du Dessin Peinture à l'Eau.De nombreuses expositions particulières lui sont consacrées en France et à l'étranger : Etats-unis, Japon, Allemagne, Suisse, Vénézuéla, ainsi que des expositions de groupe : "Art Français Figuratif" au Japon, Canada, Etats-Unis, Russie, Hong-Kong, Angleterre...

Bibliographie

Né le 8 octobre 1921 à OYONNAX (Ain).

Etudes à l'école des Beaux-Arts de Paris 1945 à 1950.

1949 : Boursier du prix national.

1950 : prix Fénéon.

1951-52 : pensionnaire de la Casa Velasquez à Madrid.

1953-1954 : pensionnaire de la Maison Descartes à Amsterdam.

1958 : prix du Salon "Comparaisons".

1960 : prix de la ville de Nîmes. 1966 : prix de la ville de Montreuil.

1968 : prix Francis Smith (séjour au Portugal)

 

"Paul Collomb" :

Texte de B. Duplessis - Essai de R. Bouillot

Ed. SNPMD Paris 1986 -

Collection "Maîtres figuratifs contemporains"

 

"Paul Collomb - Rétrospéctive" :

Ed. Ville d'Angers - 1992

 

 

 

 

 

 

 

VALEURS DU CACHÉ : RÉPONSES D'HARMONIE

Par Christian Cottet-Emard

 

Entrer pour la première fois dans l'univers de Paul Collomb, c'est d'abord traverser un jardin. Après cette première étape, l'heure viendra de la confrontation avec d'autres régions plus arides, plus inquiétantes, notamment avec le thème tardif des épaves.

Mais revenons au jardin. Fruits et fleurs y débordent de leur coupe de lumière. Des personnages graves, retirés en eux-mêmes, s'y côtoient, absorbés dans des occupations familières que leurs regards baissés ou sombres, au milieu de la splendeur estivale, hissent au rang de rituels.

Le peintre cherche-t-il à mettre en scène un contraste, à construire une allégorie de la précarité humaine au coeur de la pérennité végétale ? Peut-être, mais Paul Collomb va beaucoup plus loin.

Sa peinture n'est pas de ces petites philosophies portatives figées dans l'attente du commentaire qui les portera vers le regard des autres. Sous ses pinceaux, naissent la forme, la couleur, le motif. Tout le reste est littérature et la peinture de Paul Collomb commence justement là où toute littérature devient vaine, voire impossible.

"L'oeuvre commence à vivre au moment où elle demande la participation de l'amateur. C'est à lui de découvrir les valeurs du caché qui sont les réponses d'harmonie" écrit le peintre.

C'est cette volonté d'ouverture de la part d'un artiste contemporain qui confère la dimension intemporelle des grands à l'oeuvre de Paul Collomb.